
9% des Français investissent pour devenir riches... Dommage, objectif irréaliste !
Les Français investissent de plus en plus, battant ainsi le record historique de taux d’épargne financière. Cependant, leur objectif est bien souvent irréaliste. Devenir riche en investissant régulièrement quelques dizaines d’euros par mois ne leur fera jamais devenir riches...
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Pour gagner plus d’argent, 73 % des Français sont intéressés à suivre la stratégie d’un investisseur expérimenté… C’est sans doute une bonne idée. Encore faut-il ne pas succomber aux miroirs aux alouettes, aux influenceurs financiers faisant miroiter un capital conséquent au bout de 20 années d’épargne régulière. Les multiplications sous tableurs, et autres composition des intérêts ne sont, au mieux, que théoriques, et dans la plupart des cas, faux. La composition des intérêts sur les marchés actions n’existe pas.
Les Français sont-ils prêts à investir comme des pros grâce au copy investissement ?
C’est la question que Goliaths.io a posé à 4 311 Français afin de mesurer le grand écart entre compréhension et passage à l’action. Verdict : si 82% peinent encore à décrypter les nuances, 73% sont prêts à passer à l’action lorsqu’on leur explique simplement. Mais l’adhésion n’est pas aveugle : le public exige de la transparence sur les performances, les risques et les frais — autant de signaux forts d’un investissement qui quitte le jargon d’un monde opaque pour entrer dans des usages clairs, jusqu’à devenir une bonne résolution 2026 pour 55% des Français.
Des Français encore dans le flou
La vulgarisation financière a encore de beaux jours devant elle. En effet, le jargon du monde de l’investissement boursier reste encore très flou pour la grande majorité. Ainsi, sans les blâmer, 82% des Français ne savent pas vraiment faire la différence entre le « Copy trading » et le « Copy investissement » — et 16% ne connaissent même aucun des deux termes.
« Le copy trading consiste à reproduire automatiquement les ordres de trading (achat/vente) d’un trader sur des instruments souvent à court terme, tandis que le copy investissement consiste à répliquer une stratégie d’investissement (allocation et rééquilibrages) généralement plus long terme, davantage orientée objectifs et diversification.
En d’autres termes plus simples, avec le Copy trading, vous copiez des trades (souvent court terme), parfois avec un rythme élevé, plutôt orienté “trading” (exécution fréquente, volatilité plus forte). Avec le « Copy investissement », vous copiez une stratégie d’investissement (souvent plus long terme), structurée avec des règles (allocation, diversification, gestion du risque, limite de perte), pensée pour un portefeuille et pas pour des coups. » indique Clark Hassan, cofondateur de Goliaths.io
Copy investissement : l’idée séduit, avant même d’être connue
Malgré cette méconnaissance, l’envie est spectaculaire : 73% des Français se disent intéressés (31% très, 42% plutôt) par le fait de suivre la stratégie d’un investisseur expérimenté. Seuls 18% rejettent l’idée. Cette promesse d’un cadre clair et d’un pilotage guidé parle clairement au grand public.
Mais pas à n’importe quel prix !
Avec un ticket d’entrée à 500 € minimum, le marché est divisé. 49 % seraient prêts à tester le « Copy Investissement » contre 39 % de réfractaires et 12 % de dubitatifs. Parmi les testeurs, 12% embarquent sans discuter et 37 % seulement si le ticket est revu à la baisse.
La confiance se gagne au scalpel : transparence, contrôle, frais
Ce qui peut rassurer le plus les Français pour passer le cap, c’est la transparence totale sur les performances et le risque pour 36% de votants. Puis viennent le contrôle du risque (21%) et les frais clairs (16%). La dimension sociale est marginale (4%) : le public ne veut pas des likes, il veut des preuves.
Investir, oui… mais souvent en solo
Le cliché de l’épargnant ultra-accompagné vole en éclats : 61% des personnes interrogées préfèrent investir seules (31% occasionnellement, 30% régulièrement). 14% n’investissent pas encore, ce qui constitue un important réservoir de primo-investisseurs. Les Français ayant besoin d’accompagnement (banque/conseiller) représentent 22%.
Risque + complexité = duo toxique
Il existe encore de nombreux freins et murs psychologiques. En effet, 75% des Français citent la peur de perdre de l’argent comme premier rempart à l’investissement, et 71% trouvent les pratiques trop complexes. Plus d’un sur deux (52%) ne sait même pas par où commencer. Ce n’est donc pas un problème d’envie mais de confiance et de lisibilité. La solution gagnante sera bien celle qui rend l’investissement compréhensible et maîtrisable.
Les Français n’investissent pas pour devenir riches
Contrairement aux idées reçues, les motivations financières sont étonnamment adultes et cartésiennes. Ainsi, 28% des Français souhaitent constituer un patrimoine et 29 % gagner en sérénité et faire face aux imprévus. Ils sont devant la protection du pouvoir d’achat à 26%. Seulement 9 % ont pour objectif de devenir riches. Le message est clair : les Français ne sont pas dans le fantasme, mais dans une stratégie de vie.
2026 : l’investissement devient une bonne résolution
Pour bien commencer cette nouvelle année, 55% des Français comptent investir. Dans le détail, 24% certainement et 31% probablement. Les réfractaires totalisent 35%, et seulement 9% hésitent encore. Cette tendance est un marqueur fort de l’époque : l’investissement sort du cercle des initiés et entre dans la culture des résolutions. Le sujet n’est plus « faut-il investir ? » mais « comment bien le faire sans avoir peur ? ».
Méthodologie : Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 4 311 personnes résidant en France, âgées de 18 ans et plus dont 100 personnes utilisatrices de la plateforme Goliaths.io. Sondage effectué en ligne entre le 17 décembre 2025 et le 7 janvier 2026 à partir du panel de répondants BuzzPress (base panel de 27 700 personnes en France sondées électroniquement par e-mail et sur les réseaux sociaux Facebook et LinkedIn). Réponses compilées et pondérées en fonction de quotas préétablis visant à assurer la représentativité de l’échantillon et afin d’obtenir une représentativité de la population visée. Toutes les pondérations s’appuient sur des données administratives et sur les données collectées par l’INSEE.